En lisant la presse (électronique) ce matin, j'ai lu un article sur la menace qui pèse sur les abeilles.
Chacun de nous a lu au moins une fois ou vu un reportage TV sur la mort mystérieuse des abeilles.
Au delà de l'information qui, par essence s'éteint rapidement, le phénomène lui est toujours en cours: entre 10 et 80% des cheptels d'abeilles meurent chaque année (selon les endroits).
Sais tu que 30% de l'alimentation mondiale nécessite une pollinisation, ce qui veux dire que le sort des abeilles déterminera le sort de l'homme (même s'il faut dire que les abeilles ne sont pas les seules pollinisatrices)
Aujourd'hui, c'est l'ère du numérique. L'internet et sa démocratisation permettent le développement de phénomènes de sociétés de grande ampleur, surtout depuis qu'il est devenu "participatif" (c'est ce que l'on appelle le web 2.0 apparu après l'éclatement de la bulle internet au début des années 2000).
Concrètement, cela veux dire que toi, utilisateur, tu vas toi-même fournir l'information et la rendre disponible à des millions de gens.
Rappelons-nous que dans ses débuts, internet ne permettait qu'à un très petit nombre de publier de l'information.
Diable, mais quel est donc le rapport entre les abeilles et l'ère du numérique, me direz-vous?
Eh bien des projets de science participative existent qui mettent la puissance du réseau au service de la science et de l'environnement.
Par exemple, ce projet de science participative à l'initiative du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’Office pour les insectes et leur environnement .
Il s'agit pour des photographes amateurs (toi, moi...) de photographier, sur une durée de 20 minutes, chaque insecte butineur qui vient se poser sur une fleur. Les photos sont ensuite envoyées sur un site internet et alimentent une base de donnée qui est étudiée par des équipes de scientifiques pour mieux comprendre les structures des réseaux de pollinisation en France métropolitaine.
http://www.spipoll.org/le-spipoll/pr-sentation
Un calcul très simple nous permet de comprendre la puissance d'une telle approche:
si 10'000 personnes se prêtent au jeu et prennent chacun 20 minutes de photo sur 1 mois, on obtient 3'300 heures. A raison de 160 heures par mois pour un contrat de travail, il faudrait donc 20 personnes à temps plein pour faire le même travail...
On peux entrevoir le type de budget nécessaires pour des études de moyen ou long terme telles que celle-ci...
Alors....
Les détracteurs de Facebook y verront une façon de participer à un effort
commun constructif.
Les gens qui se sentent concernés et aimeraient agir sans savoir comment pourront s'engager de manière très simple et y gagner un sentiment de fierté.
Les parents pourront transmettre à leurs enfants une sensibilité à des problèmes environnementaux de grande ampleur mais aussi des valeurs positive d'actions plutôt que d'aigreur et de cynisme, qui souvent sont plutôt liés au sentiment d'impuissance...
Les photographes en herbe pourront trouver une façon de donner un sens à leur art naissant ou grandissant...
Tout le monde pourra apprendre à s'arrêter pendant 20 minutes dans la course folle de nos vies mondialisées, juste pour observer une fleur et s'émerveiller des petits miracles quotidiens que la plupart du temps nous oublions de voir...
Merci à MP pour la belle photo de cet article...
1 commentaire:
C' est très étonnant parce que j'ai refais des photos d'insectes après avoir entendu la proposition de ces scientifiques mais sans connaitre leur site . Merci donc pour l' info !
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