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mardi, avril 18

Noël au tison, Pâques au Passon

Voici la suite de ma petite chronique de Pâques...
Pour les raisons énoncées précédemment, Caro et moi chargeons la voiture et prenons la route pour Chamonix en ce vendredi soir.

Les gorges de l'Arly sont fermées jusqu'en Novembre prochain, qu'on se le dise, donc une jolie petite route touristique nous attend qui passe par certains des coins les plus pittoresques et reculés au confins de la Savoie et de la Haute Savoie.
L'endroit est sympa mais l'impatience et la somnolence sont deux choses à bannir complètement si l'on veut faire bonne route...

Au menu de ce week-end: fraîcheur et mauvais temps... Comme on n'a pas de télé chez Julien, mon pote, qui nous héberge gentiment chez un voisin :-) , on se décide à faire confiance à la bonne vielle technique de l'affût et de la persévérance.

Cette technique est bien souvent le moyen de profiter des moments les plus fantastiques qui soient en montagne: tout de suite après un gros brouillard, entre deux perturbations...

Au final, un samedi très humide à skier sur le domaine du Tour / Vallorcine avec Mat', Louise et Jean-Marie, nos amis vosgiens qui avaient posé le camping car sur le parking du télécabine de Vallorcine et qu'on a trouvé là alors qu'on se garait pour aller skier.

Et un dimanche assez unique puisque, malgré les conditions très nuageuses annoncées, la promesse de quelques belles éclaircies m'a poussé à parier sur notre chance.
Nous avons donc décidé de nous rendre au col du Passon en passant par l'Aiguille des Grands Montets en espérant que les éclaircies, d'une part se produiraient, et d'autre part, au bon moment...

La montée dans la benne n'était pas du tout encourageante, le vent soufflait la neige tombante jusqu'à l'intérieur de la cabine qui se balançait de gauche et de droite. A l'arrivée en haut de l'aiguille des Grands Montets, à près de 3200 mètres, le vent souffle en rafale et la visibilité est médiocre. Caro n'est pas rassurée, je prends le parti de retarder mon évaluation de la situation, l'expérience me dit qu'on se fait souvent tromper par un nuage accroché...

Ce fût une excellente idée, car 100 mètres plus bas, le vent a disparu, la visibilité est revenue et nous voilà taillant des courbes dans 20 cm de belle poudreuse bien fraîche jusqu'au glacier d'Argentière, 700 mètres plus bas.

Arrivé au glacier, un grand soleil nous accueille même et nous invite à nous engager dans la 2ème partie du programme: la montée en peaux de phoque jusqu'au col du Passon, environ 550 mètres plus haut.

Pendant un très long moment, j'ai la désagréable impression de ne pas être en forme du tout puis je m'aperçois que la neige, très lourde et mouillée de ce côté de la vallée, s'amuse à faire des énormes "sabots" sous mes peaux.
A part ça, la montée se déroule au mieux, Caro tient un bon rythme et le soleil nous accompagne toujours. En montant, je conserve quand même constamment l'oeil autour de moi et essaye de m'imprégner de tous les détails de la topologie, parce que ce je devines ce qui nous attend...

Ce qui devait arriver arriva, mais un peu plus tôt que prévu. On n'avait pas encore attaqué le dernier couloir et son repérage allait s'avérer difficile car, dans le secteur, un certain nombre de petits couloirs partent vers le haut mais tous ne débouchent pas au col...

Sous la tempête de neige, je propose une petite collation à base de jambon cru et de pain de campagne et repère notre position sur la carte à l'aide de mon alti et de ma mémoire visuelle.

Bientôt rattrapés par des parasites de la pire espèce, très répandus à Chamonix, nous voici à présent affublés de deux exécrables genevois, qui, non contents d'être parfaitement antipathiques, ont également le bon goût de se déplacer sur glacier sans baudrier et de partir en montagne sans carte et sans altimètre. Il devient très vite évident que ces braves gens vont se caler dans nos traces et ne les quitteront que quand il fera assez clair pour qu'ils puissent nous doubler sans demander leur reste...

Notre collation finie, il nous apparaît très clairement qu'il est vain d'attendre l'éclaircie et décidons de trouver le couloir à l'aide de la boussole et de l'altimètre. Ce sera finalement rapide et nous voilà grimpant dans un petit couloir raide à l'assaut du col de l'autre côté duquel nous nous persuadons qu'il fait un soleil radieux... Les bourrasques très violentes qui s'en suivent ne parviennent pas à nous décourager et nous finissons par arriver au sommet dans une invraisemblable purée de pois, doublée d'un vent du tonnerre...

Nos parasites sont toujours là et nous fatiguent, la prochaine fois, c'est sûr je les enverrai tout de suite au bureau des guides !

La descente sur le Tour s'effectue au radar et nos rêves de poudreuse s'envolent pour de bon. Tout d'abord croûtée et inskiable, la neige devient profonde et lourde. Malgré tout Caro et moi arrivons à enchaîner de belles courbes et à rallier le village du Tour sain, sauf, et très heureux...

Pâques, oui, mais à Chamonix


Pour beaucoup, Pâques symbolise le temps de la délivrance, de l'éclosion des fleurs des champs. Le rêve enfin réalisé de voir fondre la neige, d'en finir avec le col roulé et de renouer avec le marcel et les grillades dans le jardin, parfois même de concrétiser ses envies de plages lointaines et bon marché.
Que ceux-là, trop pressés d'en finir avec les frima, lisent attentivement ce petit message.
Qu'ils apprennent que l'exotisme n'est pas ailleurs que là, sous leur yeux, dans ce grand Arc que l'on dit alpin...
Pâques est l'un des meilleurs moment pour profiter de conditions d'enneigement exceptionnelles, de faire encore des traces dans une neige poudreuse de rêve puis, à la faveur d'un changement de versant, de se retrouver sur ce tapis de neige ferme garni d'une fine et doucecouche de neige fondue propice à un ski coulé et rêveur.

Pâques, c'est la promesse de descentes infinies au départ des plus hauts sommets et jusque dans les vallées où vous attendent immanquablement la terrasse et la petite bière entre amis, parfois même le barbecue...
Ce Week end, donc, direction Chamonix, la fameuse capitale de l'alpinisme, l'endroit en France où l'on trouve le plus grand dénivellé mécanisé (plus de 2800 mètres, faisable sans marcher)

Image ci-dessus: enneigement à Chamonix en cette mi-avril 2006, source: Météo France

lundi, avril 17

Bonne nouvelle pour les Russophiles ?


Si vous vous êtes déjà frotté personnellement aux procédures de demande de visa pour entrer en Russie et que vous prévoyez, non sans appréhension, de renouveller l'opération, cette nouvelle pourra vous intéresser.

Viktor Ivanov, porte parole du gouvernement russe pour les questions relatives à l'établissement d'un zone commune de liberté, de sécurité et de justice entre la Russie et l'Union Européenne, a précisé récemment, à l'occasion d'une table ronde à la Douma, que des documents dans ce sens avait déjà été préparés et étaient prêts à être signés.
Un sommet russo-européens se tiendra en mai prochain à Sochi et devrait déboucher sur un accord visant à simplifier les procédures d'admission des citoyens européens sur le sol russe...

Affaire à suivre...

Source: RosBusiness Consulting