Pour ceux qui se demanderaient toujours ce qu'est un blog (ne riez pas, y en a encore beaucoup!), voici la définition de wikipedia:
"Un blog est un site web sur lequel une ou plusieurs personnes s'expriment de façon libre, sur la base d'une certaine périodicité. Le flux d'actualités est décomposé en unités chronologiques, susceptibles d'être commentées par les lecteurs et le plus souvent enrichies de liens externes. Le mot blog est né de la contraction de "web log" (en quelque sorte un bloc notes sur le web)."
http://fr.wikipedia.org/wiki/BLOG
Des idées, des remarques, des réactions, parfois importantes, parfois futiles. Ceci est un blog laboratoire...
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mardi, avril 11
dimanche, avril 9
Dans le désarroi, écoutons nos "ennemis" !
Dans ce magnifique cafouillage dont seuls les français sont capables (avec la "complicité" de leurs élus chéris et la bienveillance d'un peuple nostalgique de Juillet 1789, de Mai 1968), il peut être utile d'écouter (notez que je n'ai pas dit: entendre) ceux que nous avons coutume de considérer comme nos frères ennemis, j'ai nommé les anglais.
Mr. Patten, dans un entretien avec le journal Le Monde nous donne quelques remarques tout à fait à propos, j'en citerais quelques unes et y ajouterais certaines remarques personnelles...
Pourquoi nous ne nous aimons pas:
"Les Britanniques ont, avec suffisance, une certitude moralisatrice d'avoir toujours raison. La France se veut exceptionnelle et souhaite que les autres comprennent pourquoi elle fait les choses différemment."
Mr. Patten note: "Les étudiants défendent leur droit à un emploi à vie même si cela maintient au chômage beaucoup d'autres gens. C'est une manière excessivement conservatrice d'envisager la solidarité sociale."
Nos velléités de réformes ont pour but de créer des nouveaux statuts privilégiés, que la majorité des français tendra à vouloir atteindre... Ces français, une fois ces status atteints feront preuve d'un conservatisme forcené afin de protéger ce qu'ils ont fini par obtenir et en cela entreront en conflit avec les nouveaux arrivants, par le truchement du gouvernement (qui, de gauche, de droite ou du centre, a toujours le mauvais rôle).
N'est ce pas le travers de notre état providence que de créer des générations de citoyens dont la principale motivation est de se placer au meilleur endroit pour recevoir les bénéfices des dispositifs de protection sociale? N'est pas cette recherche de "la planque" qui nous empêche d'inventer l'avenir, qui épuise l'imagination des jeunes et la bienveillance des moins jeunes? N'est ce pas cette recherche du meilleur rapport travail/avantages (le moins de taf possible, le plus d'avantages possibles) qui nous rend égoïstes et aigris, trainant les pieds pour aller aux urnes, courant dans la rue pour protéger notre "dû", mais sans jamais trouver de consensus pour faire avancer notre société (et pas seulement un groupe de priviliégiés)?
J'invite mes lecteurs (si tant est qu'il y en ait...) à sonder tant que possible l'opinion de nos voisins (et pas seulement des anglais bien sûr), à prendre du recul par rapport à ses propres croyances et convictions, à cesser de jouer le jeu ridicule et purement politicien de la guéguerre gauche, droite, à conspuer la mise en avant des personnalités par rapport aux projets politiques (qui croit un seul instant que Mr. Borloo a fait tout son plan de cohésion sociale tout seul, comme un grand garçon, quelle blague!!!).
Comment se fait-il que, au contraire, la crise pousse les gens à se regarder le nombril? Notre capacité à prendre du recul, à écouter et à comprendre les remarques de nos voisins sur nos comportements est partie intégrante de notre statut et de notre devoir d'européens.
[europe]
Mr. Patten, dans un entretien avec le journal Le Monde nous donne quelques remarques tout à fait à propos, j'en citerais quelques unes et y ajouterais certaines remarques personnelles...
Pourquoi nous ne nous aimons pas:
"Les Britanniques ont, avec suffisance, une certitude moralisatrice d'avoir toujours raison. La France se veut exceptionnelle et souhaite que les autres comprennent pourquoi elle fait les choses différemment."
Mr. Patten note: "Les étudiants défendent leur droit à un emploi à vie même si cela maintient au chômage beaucoup d'autres gens. C'est une manière excessivement conservatrice d'envisager la solidarité sociale."
Nos velléités de réformes ont pour but de créer des nouveaux statuts privilégiés, que la majorité des français tendra à vouloir atteindre... Ces français, une fois ces status atteints feront preuve d'un conservatisme forcené afin de protéger ce qu'ils ont fini par obtenir et en cela entreront en conflit avec les nouveaux arrivants, par le truchement du gouvernement (qui, de gauche, de droite ou du centre, a toujours le mauvais rôle).
N'est ce pas le travers de notre état providence que de créer des générations de citoyens dont la principale motivation est de se placer au meilleur endroit pour recevoir les bénéfices des dispositifs de protection sociale? N'est pas cette recherche de "la planque" qui nous empêche d'inventer l'avenir, qui épuise l'imagination des jeunes et la bienveillance des moins jeunes? N'est ce pas cette recherche du meilleur rapport travail/avantages (le moins de taf possible, le plus d'avantages possibles) qui nous rend égoïstes et aigris, trainant les pieds pour aller aux urnes, courant dans la rue pour protéger notre "dû", mais sans jamais trouver de consensus pour faire avancer notre société (et pas seulement un groupe de priviliégiés)?
J'invite mes lecteurs (si tant est qu'il y en ait...) à sonder tant que possible l'opinion de nos voisins (et pas seulement des anglais bien sûr), à prendre du recul par rapport à ses propres croyances et convictions, à cesser de jouer le jeu ridicule et purement politicien de la guéguerre gauche, droite, à conspuer la mise en avant des personnalités par rapport aux projets politiques (qui croit un seul instant que Mr. Borloo a fait tout son plan de cohésion sociale tout seul, comme un grand garçon, quelle blague!!!).
Comment se fait-il que, au contraire, la crise pousse les gens à se regarder le nombril? Notre capacité à prendre du recul, à écouter et à comprendre les remarques de nos voisins sur nos comportements est partie intégrante de notre statut et de notre devoir d'européens.
Chris Patten, chancelier de l'université d'Oxford : "Le manque d'esprit d'aventure des Français est assez déprimant"
LE MONDE | 07.04.06
LE MONDE | 07.04.06
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